R5 ALPINE TURBO


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Carrosserie

Ma restauration

CARROSSERIE


LE PLANCHER (intérieur et extérieur) :


Lorsque l'auto fut mise sur une fosse, ma première surprise se porta sur l'état du plancher. Ce dernier était immaculé d'huile moteur ce qui a permis de le préserver notamment lors de son long stationnement de 5 ans dans un pré et sous un pommier.


Je ne sais pas si ce fut volontaire mais quoi qu'il en soit et après un long et fastidieux décapage au nettoyant moteur, ce dernier avait juste un début de corrosion au niveau du premier silembloc de maintien de la ligne d'échappement.


Je pris la décision de préserver le châssis en lui projetant du goudron et de traiter au corps creux les bas de caisse. Ces derniers n'étaient pas rongés par la rouille. Celui de gauche avait simplement un gros impact non perforant qui fut comblé par de l'étain après ponçage jusqu'à la tôle. Pour la finition, ils furent recouverts de goudron noir projeté.


La partie intérieure fut totalement nettoyée et notamment l'arrière pour laquelle il restait quelques morceaux d'isolant phonique à base de goudron.
Aucune corrosion n'a été observée notamment entre les bas de caisses et le plancher mais aussi à l'arrière sur les ailes et pattes de maintien du pare choc. Ces dernières ont été bien sur démontées, poncées, repeintes et la boulonnerie existante remplacée par de la boulonnerie Inox.

L'ensemble de plancher de coffre fut totalement dégraissé, repeint à l'aide d'un antirouille noir avant d'appliquer une sous couche isolante à base de goudron solide (posée au décapeur thermique). La mousse isolante était complètement fusée et je ne pouvais pas la réutiliser ou la restaurer.



LE COMPARTIMENT MOTEUR :

Après avoir extrait le groupe moto propulseur et avoir bien isolé le faisceau dans un sac étanche, j'ai procédé à son nettoyage méticuleux à l'aide d'un nettoyeur haute pression (100 bars) accompagné d'un nettoyant moteur très puissant. Le résultat fut le suivant et ensuite un bon voile de peinture bleu Alpine (485) qui va bien, accompagnée de son joli verni.


Il était temps de la restaurer. Le maître cylindre commençait à fuir et une légère corrosion de surface était observée. Ce dernier fut démonté en ayant rompu avec regret et acharnement les rigides de freins avant. En effet ils étaient totalement grippés malgré le gavage incessant de produit adéquat. Ces rigides furent refaits grâce à l'aide d'AD poids lourd de CHAMBERY, confection de nouveaux jeux avec les anciens. Le maitre cylindre et les joints du bocal ont été remplacés. Le master-vac, réservoir huile de freinage et contacteur de niveau ont été entièrement démontés et nettoyés. Pour le réservoir, une bonne poigné de sable avec de l'eau ont suffi pour lui redonner un aspect neuf.

TÔLE DE MAINTIEN DE L'OPTIQUE DROIT :


Cette pièce est relativement compliquée dans sa conception et cette dernière avait toute la partie inférieure de l'optique complètement corrodée. Je pris la décision de la remplacer par une pièce neuve, pièce fort heureusement encore disponible à l'époque chez RENAULT. Elle fut acquise certes au prix fort (plus de 100 Euros), mais je ne pouvais pas la restaurer. Elle fut dessoudée par perçage sur les points de soudure. Ensuite Alain (copain d'enfance ayant le matos adéquat) procéda à la brasure de la pièce neuve. Mon travail n'était pas tout à fait nickel en terme de finition mais avait le mérite d'être très bien positionnée tout en assainissant cet avant droit.



Lorsque cette pièce fut remontée j'ai procédé au décapage
des ailes avant intérieur, peinture à l'antirouille noir et ensuite projection de goudron liquide. Le résultat était très satisfaisant à mes yeux.



Pour le reste ce fut un petit plus compliqué.

Ailes Avant :

A près démontage, le support bas de l'aile droite (vissé sur le bas de caisse) fut dévasté par la corrosion. Vu que le reste de l'aile était en parfait état, j'ai coupé toute la partie endommagé et brasé une patte relativement solide. Fort heureusement la visserie de maintien sur le bas de caisse tenait encore la route. Elle fut bien décapée et graissée dans l'attente de recevoir sa visserie de maintien neuve en INOX.

Ces ailes furent passées au nettoyeur haute pression. Ensuite j'ai appliqué de nombreuses couches d'antirouille. L'aile gauche était cabossée en son extrémité (sous l'optique). N'étant pas compétant pour effectuer cette prestation, elle sera confiée ultérieurement au carrossier.

Ailes arrière :

A première vue de chaque côté, quelques petits points de rouille cloquaient la peinture mais par expérience je savais que la corrosion était plus profonde du fait de la conception même des ces ailes (Soudage par point de la joue d'aile intérieure avec l'aile extérieure avec une jolie ouverture dans la partie arrière laissant entrer dans cette juxtaposition toutes les boues de France et de Navarre.
Mes craintes furent justifiées :

Ailes extérieures :

Après ponçage jusqu'à la tôle, il apparu un début de corrosion perforant sur cette juxtaposition sur toute la longueur de l'aile et qui se terminait vers la soudure du bas de caisse. Toute la partie abimée fut coupée décapée puis comblée par de l'étain. L'ensemble des ailes furent étamées de manière à ne plus avoir de contact avec l'humidité.

Ailes intérieures :

Les soudures par point ne tenaient plus et j'ai découpé tout ce qui était abimé puis ressoudé quand je le pouvais la joue sur l'aile. Ainsi l'écoulement entre les deux tôles serait facilité.

Finitions :

L'intérieur des ailes fut traité au goudron liquide projeté afin de parfaire l'étanchéité.

LE RESERVOIR :


Il fut démonté pour vérifier d'une part son état et d'autre part pour projeter le goudron liquide sur le plancher. A ma grande surprise, il était percé à quatre endroits à intervalles réguliers. Je pense que cette détérioration a été causée par la pose d'un chargeur de CD. Après l'avoir bien rincé et séché en plein soleil pendant une semaine, les trous furent bouchés à l'étain. J'appliquai ensuite en extérieur deux bonnes couches de peinture noire antirouille. La partie intérieure n'était pas abimée. Il avait certes quelques petits impacts d'ici et là mais il fera l'affaire. Quelques années plus tard, j'ai eu l'opportunité de récupérer de nombreuses pièces sur une RENAULT 5 TL et notamment un réservoir en très bon état.
Après application du goudron liquide j'ai procédé à son remontage en ayant remplacé la grosse durite de remplissage permettant de faire le lien avec l'orifice de remplissage. Les colliers furent également remplacés et des bandes isolantes furent collées entre le réservoir et le plancher.

Et le meilleur pour la fin, le mise en peinture du compartiment moteur :

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